Concarneau et ses environs concentrent, dans un rayon de 45 minutes de route, l’essentiel de ce que la Bretagne sud propose de plus varié : la ville close et ses remparts, la ria du Belon, les plages de sable fin de la Baie de La Forêt, mais aussi des cités d’art et d’histoire comme Quimper ou Pont-Aven. Pour un séjour d’une semaine, le secteur offre une densité de sites remarquables inégalée sur le littoral finistérien. Au-delà des incontournables que sont la Pointe de Trévignon et ses sentiers côtiers, ou Locronan et ses ateliers d’artisans, l’arrière-pays cornouaillais dévoile des vallées encaissées et des forêts propices à la randonnée. La côte, elle, alterne entre criques sauvages et stations balnéaires équipées. Concarneau et ses environs se prêtent ainsi à un programme équilibré entre patrimoine bâti, gastronomie (huîtres, crêpes, cidre) et activités nautiques, avec des temps de trajet réduits qui permettent de multiplier les expériences sans subir les affluences estivales de la côte sud.
S’évader à la Pointe de Trévignon
À 25 minutes de Concarneau par la D783 puis la D1, la Pointe de Trévignon (commune de Trégunc) est l’un des caps les plus sauvages du littoral sud-finistérien. Ce site classé Natura 2000 offre un contraste net avec l’agitation portuaire de la Ville Bleue : ici, pas de remparts ni de chalutiers, mais un sentier côtier, des chaos granitiques et une houle directe sur l’Atlantique.
Le point de vue et le sentier
Le phare de Trévignon (hauteur 18 m, portée 22 milles) marque l’entrée de la baie de la Forêt. Depuis le parking du port, le GR®34 longe la pointe sur 2,5 km jusqu’à la plage de Kersidan. Comptez 45 minutes aller-retour, dénivelé quasi nul. Par mer agitée, les vagues franchissent les rochers de la pointe : photo garantie, mais restez sur les balisages. Le site est aussi un spot réputé de surf (école locale sur la plage de Kersidan, à 800 m), avec des vagues de 1 à 2 m en moyenne.
Les plages et la baignade
La plage de Trévignon (sable fin, 300 m) est abritée par la jetée du port – idéale pour les familles. Celle de Kersidan, plus exposée, est surveillée en juillet-août. Eau claire, mais fraîche : comptez 17-18 °C en été. Pour les pêcheurs à pied, les rochers de la pointe offrent ormeaux et étrilles (respectez la taille minimale de 3,5 cm pour les ormeaux, et la jauge de 20 par personne).
Le port et les viviers
Le petit port de pêche (une trentaine de cases à poissons) reste actif : départs quotidiens pour la pêche côtière (bar, lieu, langouste). Sur le quai, deux viviers vendent la pêche du jour – pensez à passer avant 11 h pour le poisson, les crustacés se gardent jusqu’en fin d’après-midi. Le bar-restaurant du port (terrasse face aux bateaux) fait des plateaux de fruits de mer à partir de 22 €.
Infos pratiques
- Parking gratuit (environ 60 places) à côté du port, saturé en août après 10 h 30 – venez tôt ou en fin de journée.
- Aucun distributeur de billets ni station-service sur place ; le plus proche est à Trégunc (3 km).
- Toilettes sèches ouvertes toute l’année près du parking.
- Chiens tenus en laisse obligatoire (zone de protection des oiseaux nicheurs, notamment gravelots).
À savoir localement
Le sentier entre Trévignon et Kersidan est exposé ouest : par vent fort, évitez-le avec des enfants. En hiver, les tempêtes peuvent rendre le chemin glissant (algues sur les rochers). Pour une boucle plus longue, prolongez vers la pointe de Kerdruc (4 km, 1 h 30) : vous y verrez les anciens fours à goémon restaurés.
FAQ express
- Peut-on camper sur la pointe ? Non, interdit (site classé).
- Y a-t-il une pharmacie à Trévignon ? Non, la plus proche est à Trégunc (3 km).
- Le phare se visite-t-il ? Non, il est automatisé et fermé au public.
- Où acheter des huitres ? Au vivier du port, comptez 7-8 € la douzaine (creuses, élevées en baie de la Forêt).
Pour compléter votre exploration, la Pointe de Trévignon s’intègre parfaitement dans un circuit qui inclut la plage de Tahiti (à 10 min
Fouler les pavés de Quimper
À 45 minutes de route de Concarneau (via la D783 puis la N165), Quimper justifie la demi-journée, voire la journée complète. La ville concentre l’essentiel de son intérêt dans un centre historique piétonnier de 1,5 km², l’un des mieux préservés de Bretagne. Le cœur battant est la cathédrale Saint-Corentin (XIIIe-XVe siècles), dont la façade à double tour culmine à 80 mètres ; sa nef penchée vers la gauche est un fait architectural unique en France, conséquence d’un sol instable.
À 200 mètres, les maisons à pans de bois de la rue Kéréon et de la place au Beurre offrent un concentré d’architecture du XVe au XVIIe siècle. Comptez 1h30 pour déambuler entre la cathédrale, les bords de l’Odet et le quartier de la Locronan. Le marché de Quimper, les mercredis et samedis matin, se tient place Saint-Corentin et le long des quais ; il rassemble plus de 80 exposants, dont une majorité de producteurs locaux (légumes de la ceinture dorée, cidres du pays de Fouesnant, fromages de chèvre du Finistère sud).
Pour les amateurs de faïence, la visite de la faïencerie HB-Henriot (fondée en 1690, toujours en activité) est un incontournable. Les visites guidées durent 1h15 et permettent de voir les ateliers de décoration à la main. Réservez impérativement en saison : les places partent vite, surtout en juillet-août. Le musée départemental breton, installé dans l’ancien palais des évêques, abrite une collection de costumes traditionnels et d’objets archéologiques ; son fonds de faïences anciennes est le plus riche de Bretagne.
Côté gastronomie, Quimper compte plus de 40 crêperies ; la crêperie du Quartier, rue du Frère, est réputée pour ses galettes au blé noir bio. Pour une pause sucrée, les pâtisseries de la place Terre-au-Duc proposent le kouign-amann de Douarnenez, à 20 minutes plus au nord.
Infos pratiques : parkings payants au centre (parking du Chapeau-Rouge, 1,50 €/h), navette gratuite « QuiBus » circulant toutes les 10 minutes en été. Pour coupler Quimper avec d’autres étapes, la route de la Corniche (D34) longe l’Odet jusqu’à Bénodet en 25 minutes, offrant des points de vue sur la ria.
En bref : Quimper est la ville la plus riche en patrimoine bâti du sud-Finistère, avec plus de 200 bâtiments classés ou inscrits. Pour ceux qui cherchent que faire à Concarneau et ses environs, c’est la sortie culturelle la plus complète à moins d’une heure. Visiter Concarneau et ses environs sans inclure Quimper, c’est passer à côté de la capitale historique de la Cornouaille.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Distance Concarneau-Quimper | 45 min (50 km) |
| Durée idéale de visite | 4 à 6 heures |
| Marchés | mercredi et samedi matin |
| Faïencerie HB-Henriot | visites guidées, réservation conseillée |
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Que faire à Concarneau et ses environs ? La Ville Close (remparts du XIIIe siècle, entrée libre, comptez 1h30 pour le tour complet) reste le pivot. À 200 m, la Pointe du Cabellou offre un sentier côtier de 7 km avec criques (plage de la Belle Étoile, surveillée en juillet-août). Pour la voile, la base nautique de la Croix (au nord du port) loue des optimistes et catamarans à partir de 25 €/heure.
À 15 minutes en voiture, Pont-Aven (musée des Beaux-Arts, 4 €) justifie une demi-journée. Névez et son port de Port-Manec’h (alignement de maisons de pêcheurs, tables de pique-nique face à l’île Raguénès) sont plus calmes que la côte sud. Pour les familles, l’aquarium Marinarium (station marine, 8 €) présente 40 bassins ; prévoyez 1h15.
Infos pratiques locales : le stationnement en centre-ville est payant de 9h à 19h (2 €/h, gratuit de 12h à 14h). Le parking relais de Lanriec (gratuit) dessert la Ville Close en navette (1 €, toutes les 20 min). Les marées : consultez le coefficient sur le site du SHOM ; à marée basse (coef > 80), la plage du Sables Blancs découvre 300 m de sable fin. Le marché se tient les mardis et vendredis matin sur le quai d’Aiguillon (produits de la pêche locale, crêpes).
Comparatif rapide : Concarneau est plus authentique que La Baule (moins de résidences secondaires, -30 % de prix au m²) mais plus touristique que Le Pouldu (fréquentation estivale 3× supérieure). Pour éviter la foule, privilégiez les sentiers de randonnée du GR34 entre la plage des Dames et la pointe du Cabellou (2h30, dénivelé faible).
FAQ express :
- Où voir les bateaux de pêche ? Au port de pêche (criée, visites guidées en été, 6 €).
- Plage adaptée aux enfants ? La plage du Porzou (sable fin, pente douce, poste de secours).
- Météo capricieuse ? Le Musée de la Pêche (9 €) et le château de Keriolet (5 €, style néo-gothique) sont couverts.
- Accès sans voiture ? Ligne de bus 1 (gare SNCF – Ville Close), 1,50 € le trajet.
Pour un plan détaillé, téléchargez la carte touristique officielle sur le site de l’office de tourisme (PDF gratuit) — plus fiable que les données agrégées de Petit Futé.
S’émerveiller à Pont-Aven
À 25 minutes de Concarneau par la D783, Pont-Aven justifie à elle seule un détour pour son patrimoine artistique et son cadre géologique unique. La cité doit sa renommée mondiale à l’école de peinture qui s’y est développée à partir de 1886, autour de Paul Gauguin et Émile Bernard. Le Musée de Pont-Aven, entièrement rénové en 2016, conserve la plus riche collection publique dédiée à cette mouvance : plus de 4 500 œuvres et objets, dont 450 exposés en rotation permanente.
Le cœur de l’expérience réside dans la promenade le long du Bois d’Amour, site classé qui inspira Le Christ jaune et La Vision du sermon. Le sentier longe l’Aven sur 1,5 km, entre moulins à eau restaurés et chaos granitique. Comptez 45 minutes pour le circuit complet, avec un dénivelé modéré accessible aux familles. Les 14 moulins qui jalonnaient la rivière au XIXe siècle ont fait de la ville le premier pôle meunier du Finistère ; cinq d’entre eux sont encore visibles depuis les berges.
Pour comprendre l’impact local, notez que la commune de 4 500 habitants accueille plus de 300 000 visiteurs annuels, dont une majorité venue dans le cadre d’un séjour à Concarneau et ses environs. L’office de tourisme propose une application de visite guidée géolocalisée (gratuite) qui superpose les œuvres de Gauguin, Sérusier ou Maufra aux paysages actuels, avec un taux de correspondance de 80 % selon les relevés topographiques.
| Atout | Donnée clé |
|---|---|
| Distance depuis Concarneau | 22 km, 25 min en voiture |
| Musée de Pont-Aven | 3 500 m², 450 œuvres visibles |
| Sentier du Bois d’Amour | 1,5 km, 45 min, gratuit |
| Période idéale | Mai-juin et septembre (moins de foule) |
Les amateurs de gastronomie locale ne manqueront pas la tradition des galettes de sarrasin, ici servies dans 12 crêperies pour 2 000 habitants, soit la plus forte densité de Bretagne. Pour compléter votre exploration, sachez que le port de pêche de Concarneau et ses environs offre des possibilités de randonnées combinées : le GR®34 relie directement les deux sites en 2 h 30 de marche (11 km), avec des points de vue sur la ria du Belon.
Que faire à Concarneau et ses environs ? À Pont-Aven, priorisez le musée en début de matinée (ouverture 10 h, affluence maximale entre 14 h et 16 h), puis le Bois d’Amour en fin d’après-midi pour la lumière rasante. En juillet-août, des ateliers de gravure sont organisés chaque mardi dans l’ancienne chapelle Saint-André, sur réservation. Le stationnement est payant de mai à septembre (2 €/h) ; une navette gratuite relie le parking de Kergazec au centre-ville toutes les 20 minutes en saison.
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Se promener à Lorient
Pour une journée à Lorient, la promenade se concentre sur le front de mer et le port, avec un contraste net entre l’architecture reconstruite des années 1950 et les infrastructures portuaires actives. Le parcours le plus efficace part de la base sous-marine de Keroman, visitable (2 500 m² de halles, ancien bunker K3), longe la rade jusqu’à la Cité de la Voile Éric Tabarly (musée interactif, 4 000 m²) puis rejoint le centre-ville par le pont tournant. Comptez 45 minutes à pied entre ces deux points, sans dénivelé.
Le port de pêche de Keroman est le premier d’Europe pour la criante (plus de 20 000 tonnes de poissons débarquées chaque année). On peut observer le débarquement depuis la passerelle publique, mais uniquement en fin de matinée (vers 11h-12h) et en semaine. Pour une vue d’ensemble, la terrasse de la Cité de la Voile offre un panorama sur la rade et les îles de Groix et Belle-Île par temps clair.
Le centre-ville se visite en 1h30. L’axe principal, la rue de la Patrie, concentre les commerces et mène à la place Alsace-Lorraine, cœur piétonnier. L’hôtel de ville (style néo-breton, 1960) et l’église Saint-Christophe (moderne, 1957) illustrent la reconstruction d’après-guerre. Pour l’histoire maritime, le musée de la Compagnie des Indes, situé dans la citadelle de Port-Louis (20 minutes de route ou 15 minutes de bateau-navette en saison), est plus complet que le petit musée municipal de Lorient.
Côté nature, la plage de l’île de Groix (accessible en 45 minutes de bateau) est plus sauvage que les plages urbaines de Lorient, qui sont peu nombreuses et souvent à marée basse. Le bois de Kéroman, à l’est de la base sous-marine, offre une alternative verte avec 12 hectares de sentiers, mais reste modeste. Pour une vraie randonnée, dirigez-vous vers la presqu’île de Gâvres (15 minutes en voiture), avec ses 8 km de plage et ses blockhaus.
Infos pratiques : stationnement payant sur les quais (2,50 €/h), gratuit le dimanche. La navette maritime « Lorient – Port-Louis » fonctionne toute l’année (3,50 € l’aller). Les visites de la base sous-marine sont guidées, réservation conseillée en été (10 €). Le pont tournant pivote toutes les 30 minutes environ, prévoyez un léger détour s’il est ouvert.
| Point d’intérêt | Durée conseillée | Accès |
|---|---|---|
| Base sous-marine | 1h30 | Visite guidée |
| Cité de la Voile | 2h | Entrée payante |
| Port de pêche | 30 min | Passerelle libre |
| Centre-ville | 1h30 | Piéton |
Pour les visiteurs de Concarneau et ses environs, Lorient se justifie comme une excursion d’une demi-journée, notamment pour la base sous-marine et la Cité de la Voile, deux équipements sans équivalent à Concarneau. La route côtière par Le Pouldu (45 minutes) est plus pittoresque que la voie express (35 minutes). Si vous cherchez que faire à Concarneau et ses environs sur un week-end, combinez la Ville Close (Concarneau) avec Lorient pour la journée, mais sachez que les deux villes n’ont pas la même ambiance : Lorient est plus portuaire et industrielle, moins balnéaire.
What can I do to resolve this?
Priorisez la Ville Close et le rempart : parcourez les 1,4 km de fortifications (accès gratuit, vue sur la baie), puis enchaînez avec le musée de la Pêche (9 €, 2 h de visite, collections uniques sur les techniques de pêche du XIXe au XXIe siècle). Pour éviter la foule, passez avant 10 h ou après 17 h.
Pour un point de vue d’ensemble : montez au château de Keriolet (5 €, style néo-gothique, 20 min en voiture) ou au phare de l’Île aux Moutons (accessible en bateau depuis la Corniche, 30 min de traversée, 4 €). Le belvédère de la chapelle de la Trinité (route de Trégunc) offre un panorama à 360° sur l’archipel des Glénan par temps clair.
Côté plages : la plage des Sables Blancs (2 km de sable fin, surveillée en juillet-août, parking payant 3 €/jour) est la plus familiale. Pour la baignade sauvage, préférez la plage de Raguenez (à 10 min, eau turquoise, mais pas de services). Le sentier côtier GR34 relie les deux en 45 min à pied.
Excursions incontournables dans un rayon de 30 min :
- Îles de Glénan : départ de la Croix (navette 25 € A/R, 45 min de traversée). Réservez 48 h à l’avance en été, capacité limitée à 200 places par rotation. Plongée possible (visibilité 15-20 m, centre de plongée sur place).
- Pont-Aven (15 km) : 14 ateliers d’artistes ouverts au public, musée de Pont-Aven (6 €, collection Gauguin et École de Pont-Aven). Le sentier des moulins (3,5 km, 1 h 30) longe 7 moulins restaurés.
- Névez et la chapelle de Trémalo (12 km) : bois de pins, croix celtique, et la chapelle qui inspira Gauguin pour Le Christ jaune (1889). Accès libre, parking gratuit.
Pour les activités nautiques : le centre nautique de la Forêt-Fouesnant (8 km) propose des sorties kayak de mer (25 €/2 h, encadrées, niveau débutant accepté) et du char à voile sur la plage de Kerleven (30 €/h, à partir de 12 ans). La pêche à pied (palourdes, huîtres) est réglementée : consultez les horaires des marées sur le site du SHOM, coefficient idéal > 70.
En cas de pluie : les halles de Concarneau (ouvertes 7 j/7, 8 h-13 h) pour les produits locaux, ou l’aquarium Marinarium (7 €, 45 min, focus sur les espèces locales). Le cinéma Le Celtic (2 salles, 8 €) programme des films en VO.
Astuce locale : le marché du jeudi matin (place du Général de Gaulle) est le plus fourni du secteur (40 exposants, produits de la mer direct producteur). Pour un repas rapide, les crêperies de la rue des Sables (10-15 € le menu) sont moins touristiques que celles de la Ville Close.
FAQ rapide :
- Stationnement : 4 parkings gratuits en périphérie (dont le parking du Rouz, navette gratuite toutes les 15 min en saison).
- Accès handicapé : la Ville Close est partiellement accessible (rampe d’accès côté port), mais les remparts ne le sont pas.
- Meilleure période : mai-juin et septembre pour éviter la foule (fréquentation -60 % vs août), climat doux (18-22 °C).
Visiter la Cité de Caractère de Locronan
À 25 minutes de route de Concarneau (via la D44 puis la D39), Locronan est l’étape la plus rentable de votre séjour pour un saut dans le temps. Ce bourg de 800 habitants, classé parmi les « Plus Beaux Villages de France » et labellisé « Petite Cité de Caractère », attire plus de 800 000 visiteurs par an sur une superficie de 3 km². Son unité architecturale en granit bleu, datée du XVIIe siècle, est préservée par un périmètre de protection de 4 hectares, l’un des plus stricts de Bretagne.
L’essentiel à voir sur place : la place de l’Église (classée monument historique) et ses maisons d’armateurs, l’église Saint-Ronan du XVe siècle avec son retable baroque, et l’ancien atelier de tissage de chanvre (musée depuis 1995). Le point de vue depuis la colline du Prieuré (alt. 89 m) offre un panorama sur la baie de Douarnenez, par temps clair jusqu’aux Glénan. Pour une visite guidée, les départs ont lieu à 11h et 15h (durée 1h15, tarif 6 €, gratuit -12 ans) – réservation conseillée en juillet-août à l’office de tourisme.
Infos pratiques : le stationnement est le point noir local. Le parking principal (avenue de la Gare) compte 220 places, payant de 9h à 19h (3 € la journée, gratuit de novembre à mars). En saison, il est saturé dès 10h30 ; privilégiez le parking secondaire du camping municipal (150 places, navette gratuite toutes les 20 min de 10h à 18h). Les commerces ferment entre 12h30 et 14h30, et la plupart des ateliers d’artisans (poterie, verrerie, tissage) sont fermés le mardi hors vacances scolaires.
À savoir pour optimiser votre passage : le marché du mercredi matin (place de l’Église) est le seul de la semaine, mais il est très touristique. Pour une pause déjeuner, les crêperies du bourg affichent complet dès 12h15 ; arrivez à 11h45 ou réservez la veille. Le site est gratuit, mais l’accès à l’église est soumis à une participation libre (2 € suggérés) pour l’entretien. Comptez 2 heures pour le village et le musée, 3 heures avec la balade vers le bois de Névet (sentier balisé, 4 km aller-retour, dénivelé 60 m).
Dans le cadre de votre question « que faire à Concarneau et ses environs ? », Locronan se combine idéalement avec la pointe du Raz (45 min) ou les plages de la baie de Douarnenez (15 min). Évitez le dimanche après-midi, pic de fréquentation, et privilégiez une visite en fin de journée (17h-19h) pour profiter de la lumière dorée sur les façades de granit.
| Point clé | Donnée |
|---|---|
| Distance Concarneau | 25 min (22 km) |
| Durée visite conseillée | 2h à 3h |
| Parking | 3 €/jour, gratuit hors saison |
| Fermeture hebdo | Mardi (artisans) |
Se balader à Quimperlé
À 25 minutes de Concarneau par la D783, Quimperlé offre une alternative à la côte : une ville d’intérieur bâtie sur un promontoire rocheux, au confluent de l’Isole et de l’Ellé. La balade se concentre sur deux axes : le centre historique médiéval et les vallées boisées qui l’enserrent.
Le circuit patrimonial (1 h 30 à 2 h) commence place Saint-Michel. De là, descendez la rue Dom-Morice vers l’église Sainte-Croix (XIe siècle), dont le plan circulaire copie le Saint-Sépulcre de Jérusalem — un cas unique en Bretagne. La crypte, accessible gratuitement, conserve des fresques du XVe siècle. En sortant, traversez le pont Fleuri : ses maisons à pans de bois sur pilotis sont le motif le plus photographié de la ville. Remontez ensuite par la rue Brémond-d’Ars, bordée de boutiques d’artisans (potier, relieur) et de crêperies. Le musée de la Maison du patrimoine (3 €, fermé le mardi) documente l’histoire de la ville à travers des maquettes et des archives locales.
Pour les marcheurs, les deux vallées offrent des boucles balisées. Le sentier des Trois Rivières (9 km, 2 h 30, dénivelé modéré) longe l’Ellé jusqu’au moulin du Roch, puis revient par la rive de l’Isole. C’est l’itinéraire le plus direct pour voir les anciens lavoirs et les barrages à saumons. Plus court, le circuit du Bois de Kerbertrand (4 km, 1 h) part du parking de la chapelle Saint-David et grimpe sur les hauteurs : vue plongeante sur les toits d’ardoise et les deux rivières. Ces sentiers sont praticables toute l’année, mais évitez les jours de fortes pluies — les berges deviennent glissantes.
Infos pratiques locales : le stationnement est payant sur les quais (1,50 €/h) ; préférez le parking gratuit de la gare SNCF, à 10 min à pied du centre. Les toilettes publiques se trouvent place Saint-Michel et derrière l’église Sainte-Croix. Pour une pause, la Maison Marie (rue Dom-Morice) fait office de salon de thé avec terrasse sur l’Ellé.
À savoir : Quimperlé est jumelée avec la ville irlandaise de Killarney, d’où la présence de nombreux pubs à musique live le week-end. Si vous cherchez que faire à Concarneau et ses environs par temps de pluie, le musée du collège (ancien couvent des Ursulines, rue de la Paix) propose des expositions temporaires d’art contemporain dans un cadre classé — une alternative sèche aux sentiers.
| Parcours | Distance | Durée | Départ |
|---|---|---|---|
| Trois Rivières | 9 km | 2 h 30 | Quai Brizeux |
| Bois de Kerbertrand | 4 km | 1 h | Chapelle Saint-David |
| Centre historique | 2 km | 1 h 30 | Place Saint-Michel |
Pour compléter une journée dédiée à Concarneau et ses environs, Quimperlé se combine bien avec une halte à la chapelle Saint-Maurice (XIIIe siècle, à 6 km au nord), accessible en vélo par la voie verte qui longe l’Ellé.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter Concarneau et ses environs ?
La période idéale s’étend de juin à septembre, avec un climat doux et des températures comprises entre 18 et 25 °C. Juillet et août offrent les animations estivales (festivals, marchés nocturnes) mais aussi la plus forte affluence. Pour éviter la foule, privilégiez juin ou septembre, où la météo reste agréable et les plages moins bondées.
Quels sont les sites incontournables à voir autour de Concarneau ?
La Ville Close, fortifiée et piétonne, est le cœur historique à ne pas manquer. À proximité, les plages des Sables Blancs et de la Belle Étoile sont parfaites pour la baignade. Dans les environs, visitez le château de Keriolet, le port de pêche de Loctudy et la pointe du Cabellou pour ses sentiers côtiers.
Comment se rendre à Concarneau sans voiture ?
La gare SNCF la plus proche est à Quimper (environ 25 km), desservie par des TGV depuis Paris. Des bus régionaux (ligne 40) relient Quimper à Concarneau en 45 minutes environ. En saison, des navettes maritimes et des circuits de car touristiques permettent de rejoindre les plages et les îles des Glénan.
Quelles activités nautiques peut-on pratiquer dans la baie de Concarneau ?
La baie est un spot réputé pour la voile, le kayak de mer et le paddle, avec plusieurs écoles de navigation. Les excursions vers l’archipel des Glénan, à 30 minutes en bateau, sont idéales pour la plongée sous-marine et le snorkeling dans une eau turquoise. La pêche à pied (palourdes, crevettes) est également pratiquée à marée basse sur les plages de la région.
Quels sont les spécialités culinaires locales à déguster à Concarneau ?
La crêpe et la galette de sarrasin sont des incontournables, servies dans de nombreux restaurants de la Ville Close. Les produits de la mer dominent : sardines grillées, moules de la baie, homard breton et cotriade (soupe de poissons). Pour les desserts, goûtez le kouign-amann et le far breton, souvent accompagnés d’un cidre fermier local.
Peut-on visiter les îles des Glénan depuis Concarneau ?
Oui, des compagnies maritimes (Vedettes de l’Odet, Glénan Croisières) proposent des départs quotidiens de Concarneau de mai à septembre. La traversée dure environ 30 à 45 minutes et permet de passer une demi-journée ou une journée sur l’île Saint-Nicolas, la seule habitée. Il est conseillé de réserver à l’avance en haute saison et de vérifier les horaires selon la marée.
Randonner dans le Parc naturel régional d’Armorique
À moins d’une heure de route de Concarneau, le Parc naturel régional d’Armorique offre un terrain de jeu contrasté, entre mer et monts. Ne vous attendez pas à des sommets : ici, le point culminant, le Ménez Kador, atteint 330 mètres. L’intérêt réside dans la variété des écosystèmes et la qualité des sentiers balisés.
Le sentier des douaniers (GR 34) longe la côte nord du parc, de la presqu’île de Crozon jusqu’à l’Aber Wrac’h. C’est l’itinéraire le plus spectaculaire, avec des falaises de grès armoricain plongeant dans l’Iroise. Les sections autour de la pointe de Pen-Hir et du cap de la Chèvre sont les plus fréquentées ; partez tôt en été. Comptez 6 à 8 heures pour relier Camaret à Morgat, avec un dénivelé cumulé proche de 400 mètres.
Pour une randonnée plus sauvage, le circuit des Monts d’Arrée (GR 37) traverse les landes tourbeuses du Yeun Elez. Le site des chaos du Huelgoat, avec ses blocs de granite, constitue une étape incontournable. Le circuit du Ménez Meur, au départ du village de Saint-Rivoal, offre un panorama sur les crêtes et permet d’observer les chevaux de trait breton en semi-liberté. Boucle de 9 km, balisage jaune, dénivelé modéré.
Côté pratique : les cartes IGN au 1/25 000 (série 0619 et 0417) sont indispensables. Les offices de tourisme de Crozon et du Faou fournissent des topoguides détaillés. Le réseau de bus régional (lignes 34 et 36) dessert les principaux points de départ depuis Quimper, mais la voiture reste le moyen le plus simple. Prévoyez des chaussures de marche imperméables : la pluviométrie annuelle dépasse 1 200 mm sur les crêtes. Enfin, respectez les zones de pâturage et tenez les chiens en laisse, obligatoire dans le parc.
Flâner le long des chaumières de Kerascoët et Kercanic
À l’ouest de Concarneau, sur la rive gauche de l’anse de Kersaux, les hameaux de Kerascoët et Kercanic offrent l’un des plus beaux ensembles d’architecture rurale du pays bigouden. Accessibles à pied depuis le centre-ville par le sentier côtier (GR®34) ou en voiture via la D44, ces deux lieux-dits se visitent en une boucle d’environ 2,5 km, sans difficulté.
Kerascoët, le plus proche de la mer, aligne une dizaine de chaumières en pierre de granit, blanchies à la chaux, coiffées de toits de chaume en roseau (ou en paille de seigle) épais et arrondis. Plusieurs sont encore habitées, ce qui explique l’interdiction de pénétrer dans les jardins. Le long du chemin, on observe les détails typiques : murs en moellons, linteaux de portes en pierre taillée, petites fenêtres à meneaux, et cheminées en granite massif. Les toits, refaits régulièrement, présentent des faîtages en chaux et des liernes en bois qui maintiennent le chaume.
En poursuivant vers Kercanic, à quelques centaines de mètres à l’intérieur des terres, le hameau est plus resserré. On y trouve une chapelle dédiée à Saint-Guénolé (XVIe siècle), avec son clocher-mur et sa statue en pierre polychrome. Devant la chapelle, un calvaire et une fontaine à dévotion, toujours visible, rappellent l’ancienne pratique des processions. Les chaumières de Kercanic, souvent plus basses, sont entourées de murets de pierre sèche et de petits potagers clos.
Le site est particulièrement photogénique en fin de journée, quand la lumière dorée éclaire les façades. Prévoyez de bonnes chaussures : le sentier est parfois boueux après la pluie. Aucun commerce ni restaurant sur place ; prévoyez de l’eau. Le stationnement est possible en bordure de la D44, mais le mieux est de venir à pied depuis la plage des Sables Blancs (20 minutes) pour profiter du panorama sur la baie.
Aux alentours
À moins de 30 minutes de Concarneau, le territoire offre une densité remarquable de sites naturels et patrimoniaux.
Pont-Aven (15 km) : Célèbre pour sa colonie d’artistes de la fin du XIXe siècle (Gauguin, Émile Bernard), la cité des peintres compte aujourd’hui plus de 20 galeries et ateliers d’artisans. Le Musée de Pont-Aven, entièrement rénové en 2016, présente une collection permanente de 4 500 œuvres et un parcours scénographique consacré à l’école de Pont-Aven. Les 14 moulins à eau le long de l’Aven, dont le Moulin du Grand Poulguin, sont accessibles par un sentier balisé de 3 km.
Névez et le port de Port-Manec’h (12 km) : Ce village côtier abrite la chapelle de Kerdruc et le célèbre site de la Roche du Diable, un chaos granitique sculpté par l’érosion. Le port de Port-Manec’h, situé à l’embouchure de l’Aven, est un point de départ idéal pour des randonnées vers la pointe de Raguenez et sa plage de sable blanc.
Riec-sur-Bélon (18 km) : Réputé pour sa ria du Bélon, ce site ostréicole produit les huîtres plates et creuses de renommée internationale. La route des huîtrières, longue de 8 km, longe la rivière et permet d’observer les parcs à huîtres. La Maison de l’Huître, ouverte d’avril à septembre, propose une exposition sur l’histoire de l’ostréiculture locale.
Fouesnant et la pointe de Beg-Meil (10 km) : La commune compte 5 plages principales, dont la plage du Cap-Coz, longue de 1,5 km, et la plage de Kerler, prisée des familles. Le sentier côtier GR34 relie Beg-Meil à la pointe de Mousterlin, offrant des vues sur l’archipel des Glénan.
L’archipel des Glénan (15 km au large) : Accessible en bateau depuis Concarneau (45 min de traversée), cet archipel de 9 îles principales est classé site Natura 2000. La réserve naturelle de Saint-Nicolas, la plus grande île, abrite une école de voile fondée en 1947. Les eaux turquoise et les plages de sable blanc attirent chaque année environ 100 000 visiteurs entre mai et septembre.
La forêt de Carnoët (8 km) : Cette forêt domaniale de 1 000 hectares, traversée par la Laïta, abrite les ruines de l’abbaye cistercienne de Saint-Maurice, fondée en 1170. Le site propose un sentier d’interprétation de 4 km et un parking aménagé.
📍 Localisation — Concarneau
Concarneau — FR-29 (lat 47.8736, lng -3.9201)
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